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Ile de Gorée

Ile de Gorée

Ile de Gorée

Le navigateur portugais Dinis Dias atteint l'île de Gorée en 1444, qu'il baptise « Palma ». Les Hollandais s’emparent de Gorée en 1617 et la baptisent Goede Reede, « la bonne rade », étymon du nom actuel. Les Français s'implantent sur l’île le 1er novembre 16772, mais les Anglais leur disputent cette position jusqu'à la paix d'Amiens en 1802. L'île fut occupée par les Anglais de 1804 à 1817 puis rendue à la France.
La traite des esclaves perdure pendant trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Saint-Louis du Sénégal, Bénin, Ghana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique se situent surtout à Saint-Louis, point de convergence de la traite négrière arabo-musulmane et européenne.
À Gorée, l'ancienne demeure de la signare Anna Colas Pépin (nièce d'Anne Pépin), connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique. En effet, le passage des esclaves par Gorée fut très minoritaire : entre 900 et 1 500 personnes d'après l'historien américain Philip Curtin.
Les propriétaires des villages négriers sur le continent où étaient stockés les captifs étaient les Rois Wolof du Cayor et les Rois Toucouleurs du haut fleuve Sénégal. L'on trouve aux Archives nationales de France, rue Soubise à Paris, ainsi qu'à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, les informations concernant ces rois négriers et la macabre comptabilité de ce commerce.
Les Rois du Cayor se heurtèrent néanmoins à une forte résistance des populations Lébous et Sérères de la petite côte du Sénégal décrits comme des peuples refusant de vendre des esclaves par le navigateur Alvise Cadamosto dès le début du xve siècle.
En parallèle du commerce des esclaves contrôlé par l'administration des Rois de France et d'Angleterre, le commerce de la gomme, de l'arachide, des peaux, de l'or du Galam, des épices pauvres ainsi que la fourniture d'ouvriers qualifiés (charpentiers, maçons…) assurent la prospérité économique des signares de l'île de Gorée du xviiie au xixe siècle. Les signares de Gorée, en particulier Anna Colas Pépin lanceront, le commerce de l'Arachide au Sénégal en 1841 à Rufisque ce qui provoquera le développement économique de ce village qui deviendra une ville.
Avec la fondation de Dakar en 1857, à la demande des notables métis de l'île, signares en tête, Gorée perd progressivement de son importance. En 1872 l'administration coloniale française crée les deux communes de Saint-Louis et Gorée, les deux premières communes d'Afrique de l'ouest sur le modèle occidental, dotées exactement du même statut que les autres communes françaises (statut ultérieurement étendu à Dakar et Rufisque : les quatre communes). Dakar, sur le continent, fait partie de la commune de Gorée, dont l'administration se trouvait sur l'île. Cependant, dès 1887, Dakar est détachée de la commune de Gorée et devient une commune de plein exercice. La commune de Gorée en est réduite à sa petite île.
En 1891, la population de Gorée s'élève à 2 100 habitants contre 8 737 pour Dakar. En 1926, l'écart s'accentua : les Goréens ne sont plus que 700, alors que la population de Dakar atteint 33 679 personnes. C'est ainsi que la fusion de Gorée avec Dakar est décidée en 1929. La commune de Gorée disparaît et Gorée n'est plus désormais qu'une petite île sur la commune de Dakar. Le lieutenant Robert Gaffiot publie en 1933 un ouvrage dont le titre reflète bien ce déclassement : Gorée, capitale déchue.
Port de l'île de Gorée
En 1996 le Parlement se prononce en faveur d'une profonde réforme de l'organisation territoriale du Sénégal. Dans le cadre de cette politique de décentralisation, la commune de Dakar, devenue trop étendue et trop peuplée, se voit divisée en 19 communes d'arrondissement, auxquelles des pouvoirs plus grands sont conférés.
Pour la commune de Gorée c'est une sorte de résurrection. Avec le titre de « Commune d'Arrondissement de l'île de Gorée », elle reprend possession des bâtiments de l'ancien hôtel de ville au centre de l'île, un édifice qui avait hébergé la mairie de la précédente commune de Gorée entre 1872 et 1929.
Cette nouvelle orientation est l'une des réalisations majeures de l'équipe municipale, dirigée successivement par Augustin Ly, puis Urbain Diagne à partir de 1975.
Sous le mandat d'Urbain Diagne, militaire de carrière et adjoint spécial au Maire de Dakar chargé de Gorée à partir de 1980, qui s'achèvera par sa retraite politique en 2001, Gorée renaît notamment par sa classification sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco (1978) avec le concours de son Secrétaire Général, le Sénégalais Amadou-Mahtar M'Bow et d'Abdou Diouf, alors Premier Ministre de Léopold S. Senghor. L'île retrouve son cachet d'antan : rénovation des bâtiments et infrastructure adaptée aux normes architecturales d'origine, re-fleurissement par l'Association des Amis de la Nature présidée alors par Maître Marie-Josée Crespin.
Sur le plan sanitaire, Gorée est désormais dotée d'un dispensaire rénové par l'Ordre Souverain de Malte, dont Urbain Diagne est Chevalier de grâce, membre de l'unique commanderie d'Afrique basée au Sénégal.
L'île se modernise et s'ouvre au monde par de nombreux jumelages avec d'autres villes également chargées d'Histoire : Drancy (France), Robben Island (Afrique du Sud), Sainte-Anne (Martinique), Lamentin (Guadeloupe). Gorée est désormais un lieu de passage et de recueillement obligé pour les grands de ce monde en visite officielle au Sénégal (Jean-Paul II, Bill Clinton, Yasser Arafat…).
Augustin Senghor, maire de Gorée
Elle devient également un lieu d'intense activité culturelle (festivals de jazz, expositions..) et intellectuelle (Université des Mutants, Fondation Soros, Lycée féminin d'élite Mariama Bâ..).
Campagne municipale « Gorée en propre et en vert »
Gorée est alors un symbole de brassage ethnique et culturel, mêlant des habitants de toutes les régions du globe, et de tolérance religieuse, à l'image de la composition des familles multiconfessionnelles et métissées qui y vivent.
Cohabitent harmonieusement les communautés musulmane (sunnite, dont les ermites Baye Fall de rite mouride), chrétienne, bouddhiste et rasta. On peut ainsi voir, traditionnellement, l'imam assister à la messe de la fête patronale Saint-Charles Borromée ou le curé prier à la mosquée lors de la fête de l'Aïd El Kebir (Tabaski).
Désormais la commune d'arrondissement de Gorée est gérée par un Conseil municipal, démocratiquement élu tous les cinq ans et d'un maire élu par les membres de ce Conseil.
Le maire actuel est Maître Augustin Senghor, élu en 2002, puis réélu en 2009. Président de l'Union sportive de Gorée, il est également membre du Rassemblement des écologistes du Sénégal - Les Verts et premier maire écologiste du pays.
La commune est rattachée à l'arrondissement de Dakar Plateau. Elle fait partie du département de Dakar dans la région de Dakar.
Géographie
À vol d'oiseau, les localités les plus proches sont Dial Diop, Dakar-Plateau, Dakar, Bel Air, Thiaroye-sur-mer, Mbao, Diokoul, Keuri Souf, Tiawlene, Bargny Guedj, Minam, Yene Tode, Toubab Dialo, Tilène et Keur Dib.
Physique géologique
Vue aérienne
Gorée se trouvant au centre de la rade que forme la côte sud de la presqu'île du Cap-Vert, à l'abri des vents atlantiques, elle constitue depuis longtemps un abri sûr pour le mouillage des navires. D'origine volcanique, cette île rocheuse est formée de laves refroidies, comme en témoigne l'utilisation du basalte pour diverses constructions. Elle est surplombée au sud par un plateau granitique. Dans l'anse de Gorée près du port une petite plage de sable bénéficie d'une eau claire et de vagues modérées. L'eau y est un peu plus fraîche que sur les plages du continent.
Outre les paysages, des températures variant entre 25° et 17° l'hiver et 24° à 30° l'été, une végétation constituée notamment de palmiers, de baobabs, de bougainvillées et d'hibiscus contribuent à créer un cadre naturel des plus agréables.
Cependant plusieurs bâtiments sont menacés par le lent travail de corrosion de la mer.
Population
La plage du Débarcadère à Gorée
Comme dans la presqu'île du Cap-Vert, les premiers habitants étaient des Lébous. Comme à Saint-Louis, les Européens surtout français se sont installés en nombre sur l'ile et se sont métissés avec la population locale créant ainsi la classe des signares.
La plus grande partie de la population est musulmane, mais les catholiques sont également présents.
Lors du recensement de 2002, Gorée comptait 979 habitants, 164 ménages et 84 concessions.
Fin 2007, selon les estimations officielles, la population s'élevait à 1 102 personnes.
Activités économiques
Les premiers occupants étaient pêcheurs. Par la suite l'île a connu une véritable prospérité économique, notamment liée au commerce. Aujourd'hui le tourisme et ses dérivés constituent ses principales ressources.
Patrimoine et sites touristiques
Dès 1944, l'administration coloniale française décide de mesures de sauvegarde en vue de préserver l'authenticité du patrimoine historique de l'île3. Par la suite, en novembre 1975, le patrimoine architectural de Gorée est inscrit sur l'inventaire des monuments historiques du Sénégal et figure depuis septembre 1978 sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO.
Maison des Esclaves
Offert par la Guadeloupe, le monument commémorant l'esclavage
Articles détaillés : Maison des Esclaves et Boubacar Joseph Ndiaye.
Grâce au charisme et à la persévérance de son conservateur, Joseph Ndiaye, la Maison des Esclaves constitue le passage obligé de quiconque se rend à Gorée pour la première fois. Le rôle réel de la célèbre maison rose – et plus généralement de l'île – dans la traite négrière est dénoncé depuis plusieurs années comme relevant du "mythe"4.
Musée historique
Le fort d'Estrées
Article détaillé : Musée historique du Sénégal à Gorée.
Situé sur la pointe nord de l'île, le Musée historique – rattaché à l'Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN) – occupe l'ancien Fort d'Estrées. Il est consacré à l'histoire générale du pays, des origines à l'indépendance, et tout particulièrement à celle de l'île de Gorée.
Musée de la Femme
Article détaillé : Musée de la Femme Henriette Bathily.
Aménagé dans l'ancienne demeure d'une riche signare, Victoria Albis, dont le dernier propriétaire avant sa cession à l'état sénégalais fut Armand-Pierre Angrand, Maire de Gorée et de Dakar, le musée a été ouvert en 1994, sous la direction de la femme de lettres Annette Mbaye d’Erneville. Également lieu de formation et d'animation, le musée rend hommage aux femmes du pays, connues ou non, et rend compte de leur vie quotidienne.
Musée de la Mer
Article détaillé : Musée de la Mer (Gorée).
Au milieu des bougainvillées, une grande maison de la Compagnie des Indes construite au xviiie siècle abrite le musée ouvert en 1960 par l'IFAN et entièrement restauré en 1995. Il est réputé pour sa collection de 750 espèces de poissons et 700 espèces de mollusques. Les écosystèmes et l'habitat de la région y sont également présentés.
Ancien palais du Gouverneur
L'ancien palais, dans l'attente d'une restauration
Les anciens commandants supérieurs de Gorée logeaient dans ce palais situé à l'ouest de l'île. La demeure achevée en 1864 est aujourd'hui laissée à l'abandon.
Ancienne École William-Ponty
Article détaillé : École William Ponty.
L'École William Ponty (du nom du gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française William Merlaud-Ponty) a été de 1913 à 1937 l'école normale fédérale de l'AOF. Elle a formé de nombreux cadres africains avant d'être transférée à Sébikhotane.
Aujourd'hui désaffectée, elle se trouve sur la place du Gouvernement.
Église Saint-Charles-Borromée
Article détaillé : Église Saint-Charles-Borromée (Gorée).
Mosquée
La mosquée de Gorée
Gorée possède l'une des plus anciennes mosquées en pierre du pays. Celle-ci a été construite en 1890, au pied du versant ouest du Castel.
Un projet d'aménagement de l'esplanade est en cours. Il prévoit notamment des espaces de détente et l'intégration du site de commerce artisanal situé au bas du Castel.
Castel
Surplombant l'île sur sa pointe sud, le Castel constituait une position stratégique et offre aujourd'hui un large panorama sur le continent. Face à l'ouest le fort Saint-Michel y fut construit par les Français en 1892. En 1907 on y installa un télémètre permettant de mesurer l'éloignement des navires afin de régler les canons. De l'autre côté un canon d'une portée de 14 km permit à la France de Vichy de couler un bateau anglais le 23 septembre 1940. Saboté par les Français au moment de l'indépendance, il n'avait jamais resservi.
Sur le plateau se dresse un modèle réduit du futur Mémorial Gorée-Almadies, le projet d'un architecte milanais Ottavio Di Blasi retenu en 1999 et qui devrait avoir pour objectif de promouvoir l'héritage culturel et architectural du symbole de Gorée.
Université des Mutants
Un lieu d'échange pour les diasporas
Article détaillé : Université des Mutants.
L'Université des Mutants est un centre international de rencontres et de conférences fondé en 1979 à l'initiative du Président Léopold Sédar Senghor et de l'écrivain et philosophe français Roger Garaudy.
Gorée et les arts
L'atmosphère attachante d'une île sans voitures ni bicyclettes, les tons pastels de ses façades, son climat agréable, mais aussi la proximité de la capitale ont conduit de nombreux artistes à s'établir à Gorée, temporairement ou définitivement. Le plus connu est sans doute le peintre Fallou Dolly et ses fixés sous verre, mais on peut citer également Moussa Sakho, Gabriel Kemzo Malou ou Cheikh Keita. Beaucoup d'entre eux sont installés aux abords du Castel.
La musique n'est pas en reste. Des artistes tels que Iannis Xenakis, Kassav' ou Youssou N'Dour y ont puisé leur inspiration. Un opéra lui a été dédié en 1966 à l'occasion du premier Festival mondial des Arts nègres. La chorale de l'église Saint-Charles-Borromée bénéficie d'une certaine notoriété. Le celèbre chanteur brésilien Gilberto Gil a composé la belle chanson "La lune de Gorée", qu'il chante dans l'album Quanta.
Des scènes de plusieurs films ont été tournées dans ce cadre photogénique. L'Histoire d'Adèle H. de François Truffaut montre ainsi Isabelle Adjani – dans le rôle de la fille désespérée de Victor Hugo – errant dans les rues en quête d'un amour impossible.
En 2005 a eu lieu la première édition du Gorée Diaspora Festival, une manifestation lancée par la commune et associant danses, musique, arts plastiques, conférences, sports, carnaval et spectacles sons et lumières.
Goréens célèbres
François de Saint-Jean (1786-1874), maire de Gorée, cofondateur de la ville de Dakar
Barthélémy Durand Valantin (1806-1876), premier député du Sénégal en 1848 et maire de Saint Louis
Jean-Baptiste Belley (1746-1798), révolutionnaire français, député Montagnard durant la Révolution française
Blaise Diagne (1872-1934), premier député noir du Sénégal en 1912
Raymond Dandy (1887-1953), acteur
Armand-Pierre Angrand (1892-1964), maire de Gorée et de Dakar.

Autres lieux historiques du Sénégal

Place de la Nation à Dakar

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La Région de Diourbel

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Le Parc National du Niokolo Koba

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Ephémerides du jour

  • 19 Aout 2016
    Cérémonie de remise du drapeau national à Dakar par le colonel Ousmane NDIOR aux 270 éléments (dont 15 femmes) de la Gendarmerie nationale formant le 11e contingent sénégalais de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO).
  • 19 Aout 2015
    Décès à Dakar, à l'âge de 85 ans, de l’artiste Doudou NDIAYE Rose, grand griot et virtuose du tam-tam (tambour africain). Son nom sera donné le 2 janvier 2020 au Grand Théâtre du Sénégal, fruit de la coopération avec la République Populaire de Chine, inauguré le 16 avril 2011.
  • 19 Aout 2013
    Le premier contingent de 140 policiers de la mission conjointe Nations Unies/Union Africaine pour le maintien de la paix au Darfour (Ouest du Soudan) reçoit le drapeau national des mains de Bécaye DIOP, Ministre de l’Intérieur. Il est placé sous l'autorité du général sénégalais Balla KEÏTA, Commandant adjoint des Forces de l'UNAMID.
  • 19 Aout 2007 Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) remporte 34 sièges sur 35 aux élections sénatoriales. Institué le 24 janvier 1999, le sénat avait été supprimé par le référendum constitutionnel de janvier 2001 avant d'être rétabli en 2007, après la réélection du Président Abdoulaye WADE. Le sénat sera supprimé une deuxième fois en septembre 2012.
  • 19 Aout 2006
    L’armée nationale pilonne les cantonnements des rebelles du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) situés aux environs des villages de Boudiédiéte, Toukara,Tambaf et Tendine.
  • 19 Aout 1997
    Accrochage à Mandina Mancagne près de Ziguinchor entre des rebelles du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) et des soldats du 6e Bataillon d'infanterie et de l'unité d'élite COSRI (Commando des Opérations Spéciales, Recherche et Infiltration).. Le bilan de l'embuscade tendue par les rebelles se chiffre à 33 morts et plusieurs blessés dans les rangs de l'Armée nationale et 30 morts du côté du MFDC.
  • 19 Aout 1992
    Incidents de Kahem dans le département d'Oussouye : un policier est tué et deux gendarmes sont blessés dans des affrontements avec des éléments du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC).
  • 19 Aout 1962
    Plus de 15.000 personnes assistent au Parc des sports à Dakar au lancement du pacte matrimonial de la région du Cap-Vert par le Grand Serigne de Dakar El Hadji Ibrahima DIOP et les dignitaires de la collectivité Lébou. Le pacte qui était entré en vigueur le lendemain prévoyait une somme globale de 30.000 frs CFA plus une somme de 12.500 frs CFA en guise de cadeau du prétendant à la future mariée.
  • 19 Aout 1960
    Éclatement de la Fédération du Mali constituée le 17 janvier 1959 lors d'une assemblée générale tenue au Grand Conseil de l'Afrique Occidentale Française (AOF) à Dakar entre le Sénégal et le Soudan français (actuelle République du Mali). Le Dahomey (actuelle République du Bénin), la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) et le Niger s'étaient désistés au dernier moment. Ces territoires avaient rejoint la Côte d'Ivoire dans le Conseil de l'Entente créé le 29 mai 1959.
  • 19 Aout 1936
    Création de l'Institut Français d'Afrique Noire (IFAN). Il venait prendre la suite du Comité d'Études Historiques et Scientifiques en Afrique Occidentale Française (AOF), créé le 10 décembre 1915 pour contribuer à la recherche dans le domaine de l'ethnologie, l'histoire, la géographie et l'histoire naturelle.
  • 19 Aout 1858 Le Goye est cédé à la France, du poste de Bakel jusqu'à la Falémé. Le Goye était l'une des provinces du Gadiaga, l'ancien royaume de Galam, située dans la haute vallée du fleuve, sur sa rive gauche et à l'ouest de son affluent, la Falémé, près de Bakel.