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La ville de Thiès

La ville de Thiès

La ville de Thiès

La Ville de Thiès

Deuxième ville du Sénégal, Thiès a une identité forte. Située à 70 kms de Dakar, elle couvre 6600 km2. C’est le chef-lieu du département et de la région de Thiès. Elle dispose, depuis novembre 2008, de trois communes d’arrondissement. En 2007, la population était estimée à environ 263 000 habitants. Un habitant sur deux a moins de vingt ans. 

C’était jadis un village sérère du royaume de Cayor, créé au XVIIème siècle, appelé Dianxène. Les colonisateurs français ont créé la commune en 1904.  Le premier maire de Thiès est le célèbre poète et premier Président du Sénégal : Léopold Sédar Senghor. Il est à l’origine du jumelage avec Caen depuis 1957.

L’histoire de Thiès est marquée par son activité ferroviaire. Elle est connue comme « la ville aux deux gares ».

Thiès est appréciée pour ses larges avenues ombragées qui dégagent une atmosphère paisible. Le symbole en est l’avenue baptisée « Rue sans soleil ». De nombreux et ambitieux travaux d’urbanisme, peut-être non dépourvus de liens avec des enjeux électoraux, ont été engagés depuis quelques années. Thiès devient de plus en plus une zone d’attraction pour les populations qui ont anticipé sur son essor économique, lié auxs grands travaux, tels que la construction de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio et le futur aéroport de Diass. Il y existe quelques activités industrielles, une usine de montage de voitures (Sen Iran autos), une usine de piles, des mines de phosphates à Taïba et à Pallo.  

 Un fief culturel et artisanal

Thiès est une ville jeune et dynamique sur le plan culturel. Elle connaît une grande activité artistique et associative. Toutes les disciplines y sont structurées et représentées, à l’exemple de l’Association Dynamique des Artistes Plasticiens de Thiès, qui fédère les plasticiens dont la plupart dispose de galeries chez l’habitant méconnues du grand public, ou encore l’Association des Comédiens de Thiès. Thiès est en effet un vivier de troupes de théâtre et de comédiens parmi les plus populaires du pays.

Au niveau des institutions culturelles, Thiès s’enorgueillit de disposer de la Manufacture sénégalaise des arts décoratifs, la seule d’Afrique de l’Ouest, où sont tissées et confectionnées des tapisseries, reproductions de tableaux de maître de taille monumentale. L’atelier de production est également ouvert au public.

De nombreux corps de métiers sont regroupés au Village artisanal  : sculpteurs sur bois, ébénistes, tanneurs sur peaux, maroquiniers, cordonniers, menuisiers, tisserands, couturiers, peintres, bijoutiers.  Ces groupements d’intérêt économique ont remporté à plusieurs reprises le grand prix du Président pour l’artisanat. Le Village artisanal abrite la Chambre des métiers dont le rôle important fait de Thiès un foyer artisanal.

La ville bénéficie également d’un Centre Culturel Régional. En face de la Mairie, une esplanade nommée « Promenade des thiessois » a été aménagée pour accueillir des festivités (concerts, expositions…).

Le Musée historique fut, à l’origine, le lieu d’entrainement de milliers de tirailleurs sénégalais. L’endroit a, depuis, été classé Patrimoine historique. Il conserve des vestiges comme des objets néolithiques et expose des reproductions de scènes historiques.

 Une ville de résistance

Le royaume du Cayor, dont est issue la région, a été le fief d’un héros de la résistance contre les velléités colonisatrices françaises : Lat DIOR. C’est également à Thiès qu’a eu lieu en 1948  la première résistance menée par les cheminots pour de meilleures conditions de travail. Au cours de cette grève mémorable s’est révélé Ibrahima SARR. L’écrivain SEMBENE Ousmane évoque admirablement cette lutte pour les droits sociaux dans son roman   »Les bouts de bois de Dieu ». 

Beaucoup de leaders politiques de l’opposition, comme ceux de la mouvance présidentielle, sont originaires de Thiès. C’est le cas d’Idrissa SECK, actuel Maire, ancien premier Ministre, sorti second de la dernière élection présidentielle. On peut citer aussi feu Boubacar SALL, Talla SYLLA, ancien leader étudiant, chef de parti d’opposition.

Les partis au pouvoir ont souvent eu des difficultés dans cette ville « rebelle ».

 Une ville de cohabitation religieuse

La ville de Thiès se situe à 20 kms de Tivaouane, fief de la confrérie musulmane tidjiane, une des plus importantes du Sénégal. La confrérie mouride y est aussi très représentée, certains quartiers portent même son empreinte. Le quartier de Médina FALL a ainsi été fondé par Cheikh Ibra FALL, le plus fidèle compagnon du fondateur de cette confrérie. Deux autres sites de rencontres religieuses se trouvent à proximité de la ville : Ndiassane, Thiénéba.

Thiès est marquée par un Islam ouvert et tolérant qui cohabite avec un catholicisme paisible. La grande cathédrale Sainte Anne, symbole de l’ouverture de la ville, est un chef d’œuvre architectural. On y retrouve une église baptiste et une autre luthérienne. La religion traditionnelle animiste compte aussi des adeptes dans la ville.

Education

La ville est un lieu important de formation. Elle comprend l’École Polytechnique, l’Université (créée en 2007), l’École d’Officiers, l’Ecole des Ingénieurs agronomes (ENSA). Elle dispose de deux lycées et de plusieurs collèges. L’enseignement privé y occupe une place importante avec les écoles privées catholiques comme le Collège Saint Gabriel et Saint Ursule. Des centres de formation commencent également à s’y développer.

 Thiès : ville carrefour

D’abord lieu de garnison, Thiès connut un essor avec la ligne de chemin de fer Dakar-Saint Louis. Elle devint le carrefour des anciens royaumes du Djolof, du Cayor et du Baol. La construction de la ligne de chemin de fer de Dakar à Bamako fit de la ville un lieu de passage incontournable. De nombreux ouvriers de la sous-région sont venus travailler à la régie des chemins de fer. Ils sont finalement restés et se sont établis avec leur famille. 

Aujourd’hui, la ligne ferroviaire Dakar-Saint-Louis est malheureusement suspendue, mais une liaison journalière Dakar -Thiès est assurée. Thiès est aussi un important carrefour routier car inévitable lieu de passage pour se rendre à la capitale.

Le marché central, qui se situe à proximité de la gare, a été dans l’histoire le lieu de stockage des marchandises qui devaient être acheminées dans d’autres contrées. Des produits divers (fruits, légumes…) provenant des communautés rurales voisines de Notto-Diobass, Pout, Fandène y sont vendus.

(Source : http://www.villedethies.com)

Autres lieux historiques du Sénégal

Place de la Nation à Dakar

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La Région de Diourbel

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Le Parc National du Niokolo Koba

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Ephémerides du jour

  • 3 Octobre 2016
    Création du Programme d'Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers (PUMA) pour répondre à la nécessité d'assurer la prise en charge des préoccupations légitimes des populations des parties névralgiques du territoire national. Le PUMA cible les régions administratives de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kédougou, Kolda, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor. Ces 10 régions ont la particularité d’être frontalières avec les 5 pays limitrophes du Sénégal que sont la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée, le Mali et la Mauritanie.
  • 3 Octobre 2015
    Au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé au Cameroun, l'équipe nationale du Sénégal remporte le 22e championnat d’Afrique des Nations de basketball féminin après avoir battu en finale celle du pays hôte par 81 à 66. Ce sacre a offert à l'équipe du Sénégal son 11e titre continental et une qualification directe pour les Jeux Olympiques de Rio 2016.
  • 3 Octobre 2007
    Pape DIOP, Maire de Dakar et responsable du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), est élu Président du Sénat, créé en 1999 puis supprimé par le référendum de 2001, avant d'être restauré par une loi constitutionnelle du 12 février 2007. Il est composé de 100 membres au total dont 65 désignés par le Président de la République et 35 élus au suffrage indirect par un collège électoral composé des députés, des conseillers régionaux, municipaux et ruraux. Pape DIOP restera à ce poste jusqu’à la deuxième suppression de l’institution en septembre 2012.
  • 3 Octobre 1990
    Décès à l'âge de 84 ans à Olivet dans l'agglomération d'Orléans en France du Général Amadou FALL, premier Chef d'état-major de l'armée sénégalaise (1960-1962). Il avait été radié des cadres de l'armée par le Président Léopold Sédar SENGHOR le 12 avril 1963, au lendemain de la crise politique survenue au sommet de l'État en décembre 1962. Réputé proche du Président du Conseil Mamadou DIA, il a d'abord été enfermé à Gorée avant son exil en France. Le Général Amadou FALL a été remplacé par le Commandant Jean Alfred DIALLO.
  • 3 Octobre 1977
    Création à Dakar par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) du Centre Ouest-africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB). Initialement dédié à la formation des cadres de la BCEAO pour accompagner le processus d'africanisation, le centre étendra par la suite sa mission au renforcement de capacités des fonctionnaires des administrations publiques des Etats membres de l'Union Économique et Monétaire des États de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA), des cadres des établissements de crédit exerçant dans l'Union et du personnel des autres banques centrales des pays africains francophones.
  • 3 Octobre 1862
    A la tête de ses talibés, l'Almamy du Rip, Maba Diakhou BA, allié de l'ex damel du Cayor Macodou Coumba Yandé FALL, attaque le poste français de Kaolack défendu par le sergent Alexandre BURG et douze hommes. Macodou qui avait été déchu de son trône au Cayor par les français en faveur de Madiodio Déguène Codou FALL en mai 1861 s'était réfugié dans le Rip auprès de Maba. Malgré l'attaque déterminée de Maba, la garnison française tint bon. Pour sa bravoure, le sergent BURG reçut la Légion d’honneur en décembre 1862 et fut promu sous-lieutenant en 1863. Le caporal PLOS et les marsouins LATROBE et GRANDPERRET furent également décorés de la Médaille militaire pour leur courage exceptionnel lors de cet affrontement.
  • 3 Octobre 1856
    Décès à Saint-Louis de Marcellin HÉRICÉ, maire de Saint-Louis. Il avait succédé à Nicolas D’ERNEVILLE, maire de la ville depuis 1851. À sa mort, son premier adjoint, Blaise DUMONT, assure l’intérim et lui succède à la tête de la municipalité. Dumont restera en fonction jusqu’à la réorganisation municipale de 1872, lorsque Saint-Louis devient une commune de plein exercice par le décret du 10 août 1872. Auguste BRÉCHET devient alors le premier maire de la nouvelle commune de plein exercice.