Le Royaume du Fouladou
Le Royaume du Fouladou
Haute Casamance
Le Fouladou (ou Fouladougou ou Fulaadu) est une région historique de la Haute-Casamance, dans le sud du Sénégal, à proximité de la frontière avec la Guinée. Aujourd'hui elle correspond à peu près au département de Kolda et ses environs.
Histoire
Historiquement, le Fouladou est le dernier royaume créé au Sénégal, entre le milieu et la fin du xixe siècle. Ce royaume a été fondé par le chef peul Alpha Yaya Molo Balde, appartenant au groupe des Fulbe firdou. Avant la création de ce royaume, les Mandingues régnaient en maîtres sur la région. Ils avaient en effet fondé au xve siècle sur cette région le grand royaume du Kaabu, vassal de l'empire du Mali.
Pasteurs nomades, les Peuls sont arrivés de façon importante dans la région, attirés par la verdure vers le xive siècle. D'autres Peuls nomadisaient dans la région avant l'arrivée de la deuxième vague fulbe, mais ils n'y restaient jamais bien longtemps, ce sont les seconds qui allaient y rester définitivement.
Au départ les Peuls et les Malinkés dominants entretenaient de bons rapports. Les Peuls s'établissaient auprès des mandingues, pour échanger les produits laitiers issus de leurs troupeaux de vaches, contre les produits agricoles issus des champs malinkés. Les Malinkés confiaient également leurs troupeaux aux Peuls. Les Peuls pouvaient librement circuler au Kaabu, et des mariages entre ces deux communautés pouvaient avoir lieu. Plus tard les relations entre Peuls et Mandingues se compliquèrent.
Les Peuls sont, à un moment donné,[réf. nécessaire] devenus les vassaux des Mandingues au Kaabu, jusqu'au milieu du xixe siècle. Les rois mandingues pratiquaient envers les Peuls un système apparenté à la servitude. De nombreuses familles peules ont été contraintes à la sédentarisation dans les fulakunda, offertes aux peuls par les mandingues. Beaucoup ont été forcés à effectuer des travaux agricoles, dont les rendements servaient en priorité aux Mandingues dominants. Ceux-ci leur imposaient des impôts très élevés. Les Peuls ont souvent été victimes de brimades et d'humiliations. Les Peuls devaient être assimilés à la culture et à la langue mandingues. Souvent pour échapper au joug mandingue, les Peuls se métissaient avec eux, pour monter dans la hiérarchie. C'est ainsi que les Peuls du Fouladou sont très fortement métissés avec les Mandingues. Malgré cela, les Peuls ont toujours lutté pour la sauvegarde de leur langue, de leurs traditions et de leur mode de vie nomade, et plus d'une fois il y a eu révolte, même si ça a toujours abouti à des échecs.[réf. nécessaire] C'est le fait que les Peuls, a un moment donné, ont fomenté plusieurs tentatives de prise du pouvoir qui a poussé les Mandingues à pratiquer des exactions envers les Peuls.[réf. nécessaire]
Un jour Alpha Molo Balde, le futur fondateur du royaume du Fouladou, se souleva contre les Mandingues, réunit tous les Peuls du Kaabu, demanda l'appui des Peuls du Fouta Djallon, pour mener une révolte contre les rois du Kaabu, qu'on appelait Mansa, et réussit, à la suite de la révolte très difficile, et grâce aux nombreuses attaques du Fouta-Djallon qui subit d'énormes pertes humaines, à s'emparer des terres où dominait la population peule. C'est ainsi qu'il créa le Fouladou, de la Haute-Casamance jusqu'aux terres du nord de la Guinée-Bissau. Encore aujourd'hui dans la tradition orale, on dit « Alpha, le libérateur ». Les Peuls, avant l'entrée en scène de Alpha Molo Balde, étaient surtout de religion traditionnelle, bien que l'on trouvait quelques marabouts peuls. Les Peuls ont surtout commencé à se convertir massivement à l'islam dans la région, pour bénéficier de l'aide du Fouta Djalon pour la révolte, car les almamys du Fouta Djallon étaient contre les traditionalistes, qu'ils soient Peuls, Mandingues, ou autres. Sans cette adoption de l'islam par les Peuls du Kaabu, le Fouta Djalon, État avant toute chose musulman, n'aurait pas accepté d'aider des non-musulmans. Au cours du xixe siècle, de nombreux États islamiques peuls se forment de façon éphémère : l'Empire de Sokoto, l'Empire peul du Macina (Diina), l'État de l'Adamaoua, l'empire des Toucouleurs de El Hadj Oumar Foutihou Tall. Alpha Molo a ainsi profité de l'hégémonie peule pour renverser les Mansa du Kaabu.
Alpha Molo Balde meurt en 1881 à Dandu, aujourd'hui situé en Guinée-Bissau, et c'est son fils Moussa Molo Balde qui après lui tente d'achever ce que son père a commencé. À la mort de Alpha, les colons français commençaient à affluer de façon massive dans la région. Moussa Molo a été un grand résistant contre la colonisation en Haute-Casamance. Malgré son combat, il est vaincu par les colons en Gambie en 1931 à Keserekunda où il meurt.
Population
Comme son nom l'indique1, le Fouladou est majoritairement peuplé de Peuls, sédentarisés à 55 %. Beaucoup de Peuls au Fouladou sont agriculteurs. Les Peuls de la région appartiennent au groupe Fulbe firdou.
Dans la région, on trouve aussi beaucoup de groupes mandingues : Sossés, Malinkés, Diarankés, Jalonkés, ainsi que des Wolofs, des Diolas, des Bainuks, des Balantes et des Manjaques.
Économie
On y cultive le coton et on y pratique l'élevage. L'agriculture est très rentable dans la région, plus que partout ailleurs au Sénégal, car c'est l'une des plus arrosées du pays la végétation est luxuriante, les fruits et les légumes cultivés sont très divers, on y pratique également la riziculture.
source:wikipedia
Histoire
Historiquement, le Fouladou est le dernier royaume créé au Sénégal, entre le milieu et la fin du xixe siècle. Ce royaume a été fondé par le chef peul Alpha Yaya Molo Balde, appartenant au groupe des Fulbe firdou. Avant la création de ce royaume, les Mandingues régnaient en maîtres sur la région. Ils avaient en effet fondé au xve siècle sur cette région le grand royaume du Kaabu, vassal de l'empire du Mali.
Pasteurs nomades, les Peuls sont arrivés de façon importante dans la région, attirés par la verdure vers le xive siècle. D'autres Peuls nomadisaient dans la région avant l'arrivée de la deuxième vague fulbe, mais ils n'y restaient jamais bien longtemps, ce sont les seconds qui allaient y rester définitivement.
Au départ les Peuls et les Malinkés dominants entretenaient de bons rapports. Les Peuls s'établissaient auprès des mandingues, pour échanger les produits laitiers issus de leurs troupeaux de vaches, contre les produits agricoles issus des champs malinkés. Les Malinkés confiaient également leurs troupeaux aux Peuls. Les Peuls pouvaient librement circuler au Kaabu, et des mariages entre ces deux communautés pouvaient avoir lieu. Plus tard les relations entre Peuls et Mandingues se compliquèrent.
Les Peuls sont, à un moment donné,[réf. nécessaire] devenus les vassaux des Mandingues au Kaabu, jusqu'au milieu du xixe siècle. Les rois mandingues pratiquaient envers les Peuls un système apparenté à la servitude. De nombreuses familles peules ont été contraintes à la sédentarisation dans les fulakunda, offertes aux peuls par les mandingues. Beaucoup ont été forcés à effectuer des travaux agricoles, dont les rendements servaient en priorité aux Mandingues dominants. Ceux-ci leur imposaient des impôts très élevés. Les Peuls ont souvent été victimes de brimades et d'humiliations. Les Peuls devaient être assimilés à la culture et à la langue mandingues. Souvent pour échapper au joug mandingue, les Peuls se métissaient avec eux, pour monter dans la hiérarchie. C'est ainsi que les Peuls du Fouladou sont très fortement métissés avec les Mandingues. Malgré cela, les Peuls ont toujours lutté pour la sauvegarde de leur langue, de leurs traditions et de leur mode de vie nomade, et plus d'une fois il y a eu révolte, même si ça a toujours abouti à des échecs.[réf. nécessaire] C'est le fait que les Peuls, a un moment donné, ont fomenté plusieurs tentatives de prise du pouvoir qui a poussé les Mandingues à pratiquer des exactions envers les Peuls.[réf. nécessaire]
Un jour Alpha Molo Balde, le futur fondateur du royaume du Fouladou, se souleva contre les Mandingues, réunit tous les Peuls du Kaabu, demanda l'appui des Peuls du Fouta Djallon, pour mener une révolte contre les rois du Kaabu, qu'on appelait Mansa, et réussit, à la suite de la révolte très difficile, et grâce aux nombreuses attaques du Fouta-Djallon qui subit d'énormes pertes humaines, à s'emparer des terres où dominait la population peule. C'est ainsi qu'il créa le Fouladou, de la Haute-Casamance jusqu'aux terres du nord de la Guinée-Bissau. Encore aujourd'hui dans la tradition orale, on dit « Alpha, le libérateur ». Les Peuls, avant l'entrée en scène de Alpha Molo Balde, étaient surtout de religion traditionnelle, bien que l'on trouvait quelques marabouts peuls. Les Peuls ont surtout commencé à se convertir massivement à l'islam dans la région, pour bénéficier de l'aide du Fouta Djalon pour la révolte, car les almamys du Fouta Djallon étaient contre les traditionalistes, qu'ils soient Peuls, Mandingues, ou autres. Sans cette adoption de l'islam par les Peuls du Kaabu, le Fouta Djalon, État avant toute chose musulman, n'aurait pas accepté d'aider des non-musulmans. Au cours du xixe siècle, de nombreux États islamiques peuls se forment de façon éphémère : l'Empire de Sokoto, l'Empire peul du Macina (Diina), l'État de l'Adamaoua, l'empire des Toucouleurs de El Hadj Oumar Foutihou Tall. Alpha Molo a ainsi profité de l'hégémonie peule pour renverser les Mansa du Kaabu.
Alpha Molo Balde meurt en 1881 à Dandu, aujourd'hui situé en Guinée-Bissau, et c'est son fils Moussa Molo Balde qui après lui tente d'achever ce que son père a commencé. À la mort de Alpha, les colons français commençaient à affluer de façon massive dans la région. Moussa Molo a été un grand résistant contre la colonisation en Haute-Casamance. Malgré son combat, il est vaincu par les colons en Gambie en 1931 à Keserekunda où il meurt.
Population
Comme son nom l'indique1, le Fouladou est majoritairement peuplé de Peuls, sédentarisés à 55 %. Beaucoup de Peuls au Fouladou sont agriculteurs. Les Peuls de la région appartiennent au groupe Fulbe firdou.
Dans la région, on trouve aussi beaucoup de groupes mandingues : Sossés, Malinkés, Diarankés, Jalonkés, ainsi que des Wolofs, des Diolas, des Bainuks, des Balantes et des Manjaques.
Économie
On y cultive le coton et on y pratique l'élevage. L'agriculture est très rentable dans la région, plus que partout ailleurs au Sénégal, car c'est l'une des plus arrosées du pays la végétation est luxuriante, les fruits et les légumes cultivés sont très divers, on y pratique également la riziculture.
source:wikipedia
Ephémerides du jour
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6 Mars 2024
L'avocat Sidiki KABA, Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, est nommé Premier Ministre. Il succède à Amadou BA, Inspecteur des Impôts et Domaines, pressenti comme candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar à l'élection présidentielle dont la date a été fixée le même jour, après avis du Conseil Constitutionnel, au 24 mars 2024 au lieu du 2 juin 2024 proposé dans les conclusions du dialogue national des 26 et 27 février 2024.
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6 Mars 2024
Rejet par le Conseil Constitutionnel des conclusions du dialogue national des 26 et 27 février 2024 considérant que "la fixation de la date du scrutin au-delà de la durée du mandat du Président de la République en exercice est contraire à la Constitution". Le Conseil a également précisé que "seuls les 19 candidats retenus par la décision Nº 4/E/2024 du 20 février 2024 participent au scrutin". Sur le maintien du Président Macky SALL au-delà du 2 avril, les sept sages ont souligné que "l'article 36, alinéa 2 de la Constitution n'est pas applicable au cas où l'élection n'a pas lieu avant la fin du mandat en cours". Le Conseil a proposé la date du 31 mars 2024 pour la tenue du scrutin au lieu du 2 juin 2024 proposé dans les conclusions du dialogue national. Le chef de l’État a écarté cette proposition pour retenir le 24 mars 2024 étant donné que le 31 mars coïncide avec la fête de Pâques. Le Président de la République a, à cet effet, convoqué le corps électoral.
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6 Mars 2024
L'Assemblée nationale adopte par 94 voix essentiellement de la majorité (Benno Bokk Yakaar) et du groupe parlementaire "Liberté, démocratie et changement" contre 48 voix et 2 abstentions une loi portant amnistie de "tous les faits susceptibles de revêtir la qualification d'infraction criminelle ou correctionnelle commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu'à l'étranger, se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques". Les députés du parti dissous Pastef ont voté contre la loi. Ces derniers ont rejoint leurs collègues du Parti de l'Unité et du Rassemblement (PUR) et de "Taxawu Sénégal," après s'être abstenus durant les travaux en commission des lois. Par la voix du ministre de la Justice, Aïssata Tall SALL, l'État du Sénégal se dit disposé à mettre en place un mécanisme d'indemnisation en faveur des victimes des manifestations politiques de 2021 à 2024. La loi sera promulguée le 13 mars 2024.
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6 Mars 2023
Ouverture à Saint-Louis d’un séminaire sous-régional sur la gestion foncière locale. Il réunit 80 participants venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, de Madagascar, du Niger et du Sénégal. Ces représentants d’organisations paysannes, de la société civile, ces experts, chercheurs, représentants d’États, élus locaux et opérateurs de projets se réunissent pour partager leurs expériences et expertises sur les conditions de promotion d’une bonne gouvernance foncière locale.
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6 Mars 1994
Décès à Dakar à l’âge de 70 ans du grand griot Ablaye Nar SAMB qui fut un des plus grands chanteurs traditionnels wolof mais aussi une véritable légende de l’hippisme sénégalais. Très tôt passionné par le cheval il avait abandonné ses études pour devenir jockey. Avec son ami Ahmadou Ndiaye SAMB, il avait participé à plusieurs soirées de gala traditionnel et à de nombreuses émissions radiophoniques dédiées à l’histoire du Sénégal.
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6 Mars 1967
Décès à Dakar à l'âge de 75 ans d'Amadou BA, ancien ministre de la Santé et de la Population et père de la célèbre romancière Mariama BA décédée en 1981. Il avait démissionné du premier gouvernement en juin 1958 et avait été remplacé par Édouard DIATTA. En 1946 Amadou BA avait crée à Dakar une formation politique éphémère, le Mouvement Autonomiste Africain (MAA).
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6 Mars 1956
Graves incidents survenus à Tivaouane : plusieurs maisons sont détruites par le feu, un mort et 30 blessés sont enregistrés à la suite d'une rivalité entre fidèles de la confrérie musulmane des Tidianes qui avait dégénéré en bataille rangée.
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6 Mars 1891
Signature d'un traité de protectorat et de suzeraineté entre Alfred Amédée DODDS, Commandant de la colonne du Fouta, et Ibra Almamy Mamoudou WANE, Chef du Lao, une des provinces du Fouta-Toro.
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6 Mars 1855
Les Français déclarent la guerre au Walo : le Gouverneur donne des instructions à tous les Commandants des bâtiments de la flotte. Situé dans le nord du Sénégal et au sud de la Mauritanie, le Walo est l'un des anciens royaumes issus de l'éclatement de l'empire wolof du Djolof au XVIe siècle et immédiatement antérieur à la colonisation européenne. Le souverain portait le titre de Brack.
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6 Mars 1502
Escale à la presqu'île du Cap-Vert du célèbre navigateur portugais Vasco DA GAMA. Il est considéré comme le premier Européen à arriver aux Indes par voie maritime en contournant le Cap de Bonne-Espérance, en 1498. Son compatriote Dinis DIAS est le premier navigateur européen à atteindre en 1444 l'île de Gorée qu'il avait baptisé Palma en référence aux palmiers qui y proliféraient.



