Suivez-nous

Mbarick Fall (1897 - 1925)

Mbarick Fall

Battling Siki

Battling Siki est un boxeur sénégalais né le 16 septembre 1897 à Saint-Louis et mort le 15 décembre 1925 à New York. À 25 ans, il fut le premier Africain à devenir champion du monde.
Ses divers noms illustrent bien la difficulté pour un Africain à s'insérer dans le monde occidental du début du xxe siècle.
Il est né avec les prénom et nom Baye Fall, puis il changea son prénom et devint Louis Fall. L'orthographe de son nom de famille changera parfois en Louis Phal. On lui attribue également ce prénom et nom : Amadou M'Barick Fall. Mais il sera connu surtout par son surnom « Battling Siki ». Le nom de Siki serait la déformation du terme 'Siguil' qu'il lançait aux boxeurs qu'il entraînait et qui veut dire en wolof (sa langue maternelle), « Lève la tête ! ».
En 1897, les personnes nées à Saint-Louis – comme à Dakar, Gorée et Rufisque (les « Quatre Communes ») – bénéficiaient de la citoyenneté française, alors que les autres habitants de la colonie avaient un statut d'indigènes.
Ses débuts
Adolescent, il plongeait du haut d'une falaise pour aller chercher dans la mer les pièces de monnaies jetées par les Français. Il est remarqué par une danseuse hollandaise qui lui propose de l'emmener vers l'Europe. C'est en France qu'il fait escale. Il prendra son indépendance en lavant la vaisselle. Puis à 14 ans, il commence sa carrière dans la boxe.
Sa carrière
Elle commence entre 1912 et 1914 avec 16 combats (8 victoires, 6 nuls, 2 défaites). La Première Guerre mondiale va interrompre sa carrière, puis il reprendra les gants de boxe en 1919. Il remportera 43 victoires, 2 nuls et 1 défaite.
François Deschamps, qui est le manager de Georges Carpentier, boxeur préféré des Français et dernier champion du monde, propose une rencontre au stade Buffalo de Montrouge devant 40 000 personnes. Le combat se termine au 6e round par un uppercut du droit du boxeur franco-sénégalais. L'arbitre disqualifie Battling Siki, puis, sous la pression de la foule, accepte de donner la victoire près de 20 minutes plus tard. Deschamps fera appel le 26 septembre, mais sera débouté. Battling Siki ayant fait perdre beaucoup d'argent aux parieurs de mèche avec les promoteurs de ce match, Battling Siki est ostracisé et sera finalement exclu de la Fédération française de boxe1.
Siki en Irlande avec Eugene Stuber.
Battling Siki remet en jeu son titre face à Mike McTigue en Irlande. Il sera déclaré vaincu après 20 rounds âprement disputés. Certains diront qu'il a perdu à cause d'un arbitrage « à domicile ».
Par la suite, il perdra ses titres de champion d'Europe et de France par disqualification contre Émile Morelle.
Il gagne encore deux combats par KO, puis part aux États-Unis où il perdra deux combats en novembre et décembre 1923. Il perdra son dernier combat en 1925 contre Paul Berlenbach.
Sa vie
Elle ressemble à celle de beaucoup de personnes de couleur qui ont connu la gloire malgré les préjugés de l'époque.
Battling Siki devra subir des insultes racistes :
« beaucoup de journalistes ont écrit que j’avais un style issu de la jungle, que j’étais un chimpanzé à qui on avait appris à porter des gants. Ce genre de commentaires me font mal. J’ai toujours vécu dans de grandes villes. Je n’ai jamais vu la jungle. »
On lui reprochera d'aimer l'alcool et... les « femmes blanches ». Il se mariera avec deux femmes occidentales, ce qui était très mal vu à cette époque.
Une fin tragique
Les journaux ne s'intéressent plus qu'à ses frasques. Le 15 décembre 1925, Louis Phal « Battling Siki », qui était sorti en disant à sa femme qu'il allait « faire un tour avec des amis » est retrouvé mort, au pied d’un immeuble de la 41e rue, dans le quartier de Hell's Kitchen, près de chez lui. Il a été abattu de deux balles dans le dos, tirées de près. Il n’avait que 28 ans.
Sa femme Lilian dira :
« a good boy, he was just mischievous. He would never harm anybody »
« Un bon garçon, il était juste facétieux. Il ne voulait de mal à personne. »
Georges Carpentier :
« Il est dommage qu'un athlète possédant un talent aussi magnifique ait trouvé une telle fin. Le temps est passé où les boxeurs peuvent céder à la beuverie, la bombance et être des champions. J'espère seulement que le destin du pauvre Siki sera une leçon pour les aspirants pugilistes. »
source :Wikipedia

 

Autres personnages historiques du Sénégal

Abdoulaye WADE

Abdoulaye WADE (29 mai 1926 à Kébémer )

Troisième Président de la République du Sénégal

Abdou DIOUF

Abdou DIOUF (7 septembre 1935 à Louga )

Deuxième Président de la République du Sénégal

Bassirou Diomaye FAYE

Bassirou Diomaye FAYE (25 mars 1980 à Ndiaganiao )

Cinquième Président de la République du Sénégal

Ephémerides du jour

  • 3 Avril 2020
    Décès à Saint-Louis à l’âge de 79 ans de l'artiste-comédien et homme de radio Alioune Badara DIAGNE dit Golbert. Il avait sacrifié ses études en classe de cinquième au lycée technique André Peytavin de Saint-Louis pour se lancer dans la radio. Communicateur de talent, il avait un amour passionné pour sa ville natale de Saint-Louis.
  • 3 Avril 2019 Rappel à Dieu à l'hôpital Principal de Dakar, à l'âge de 86 ans, de Serigne Sidy Ahmed SY, fils de Serigne Ababacar SY, premier Khalife général des Tidianes (1922-1957).
  • 3 Avril 2018
    Ouverture à Dakar sous la présidence du Chef de l'État de la 5ème conférence des directeurs et commandants des gendarmeries Africaines. La convention portant création de l'Organisation des Gendarmeries Africaines (OGA) a été signée à Dakar le 4 avril 2003.
  • 3 Avril 2012
    Nomination du Banquier Abdoul MBAYE au poste de Premier Ministre. Il succède à l'Avocat Souleymane Ndéné NDIAYE. Son père Kéba Mbaye (1924-2007) fut premier président de la Cour Suprême du Sénégal puis juge à la Cour Internationale de Justice de la Haye aux Pays-Bas.
  • 3 Avril 2007 Lancement des travaux de construction de l'Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD) dans la région de Thiès par le Président Abdoulaye WADE.
  • 3 Avril 2001
    Inauguration sur la corniche Ouest à Dakar de la Porte du Troisième Millénaire par le Président Abdoulaye WADE et le Roi du Maroc Sa Majesté Mohamed VI.
  • 3 Avril 2000 Moustapha NIASSE, Administrateur Civil, est nommé Premier Ministre. Il succède à Mamadou Lamine LOUM, Inspecteur du Trésor.
  • 3 Avril 1992
    Le Sénégal rétablit ses relations diplomatiques avec la République Islamique de Mauritanie. Ces relations avaient été interrompues à la suite des événements survenus sur l'îlot de Doundé Khoré dans la communauté rurale de Diawara (Bakel) entre agriculteurs Sénégalais et éleveurs mauritaniens le 9 avril 1989.
  • 3 Avril 1983 Moustapha NIASSE, Administrateur Civil, est nommé Premier Ministre. Il succède à Habib THIAM, Administrateur Civil.
  • 3 Avril 1964 Les cercles sont remplacés par des départements, les commandants de cercle par des préfets. Le découpage administratif reste inchangé avec 7 régions subdivisées en 27 départements et 85 arrondissements.
  • 3 Avril 1963
    El Hadj Mass DIOKHANÉ est le premier Commissaire général au pèlerinage aux lieux saints de l'Islam. Ses prédécesseurs portaient le titre de chef de mission.
  • 3 Avril 1919
    Décès à l'âge de 72 ans, à Khouma au Walo, de Yoro Boly DIAW. Fils de chef, il fait partie de la deuxième promotion de l'École des Otages (1856-1860). Après ses études, il fut nommé chef de canton et chargé par l’administration coloniale de rédiger une monographie sur l’histoire des peuples de la Sénégambie plus particulièrement celle des Wolofs. Les célèbres cahiers de Yoro Diaw sont conservés aux Archives du Sénégal.
  • 3 Avril 1871
    Jean-Baptiste LAFON DE FONGAUFFIER est élu député du Sénégal à l'Assemblée nationale française. Officier de marine, il avait obtenu la création des communes du Sénégal mais avait échoué à recréer un Conseil général et, s'étant fait repérer comme opposant, avait provoqué sans doute la disparition en 1876 du siège de député qui ne sera rétabli qu'en 1879 avec l'élection de l'avocat Alfred GASCONI.
  • 3 Avril 1838
    Signature d'un traité entre l'Alcali Souleymane de Sédhiou et le Gouverneur Henri Louis DAGORNE pour l'installation d'un comptoir de commerce français à Sédhiou. L'installation d'un poste administratif français avait été autorisée  l'année précédente après la signature d'un traité avec les chefs locaux.